Qui suis-je ?

Coach de vie et thérapeute

Crédit photo: Lisa Miquet

Je m’appelle Esther Taillifet, j’ai 38 ans. Je suis coach de vie et thérapeute formée à l’IFS*. Je me suis installée en 2018, avec l’envie d’aider des personnes en situation de surpoids ou d’obésité à suivre le régime donné par leur diététicien.

Au départ, je me suis formée au coaching de vie spécialisé dans la relation émotionnelle à la nourriture. Mon objectif était simple : accompagner celles et ceux qui voulaient “garder le cap” dans leur démarche de perte de poids. Très vite, j’ai compris que ce que je voyais en séance dépassait de loin les simples problématiques de motivation ou de volonté.

Derrière les compulsions alimentaires ou les envies incontrôlables de manger, j’ai rencontré des histoires lourdes, de la grossophobie inernalisée et de l’anxiété. J’ai découvert que beaucoup de mes clients souffraient en réalité de troubles du comportement alimentaire, en particulier de boulimie hyperphagique. Leur surpoids, ce n’était que la surface. L’obésité n’est pas un “problème de volonté” : elle s’enracine dans une multiplicité de facteurs — psychiques, sociaux, biologiques, culturels, et parfois traumatiques.

Dès mes premières années de pratique, j’ai souvent orienté mes clientes vers des psychologues ou des psychiatres. Mais en 2020, j’ai commencé à ressentir une vraie frustration. J’ai cherché des thérapies adaptées à ces profils. J’ai découvert les TCC* et la thérapie ACT*, axées sur les émotions et le comportement ainsi que l’IFS*, l’ICV* et l’EMDR* pour le traitement des traumatismes.

Et là, j’ai réalisé deux choses. La première : que ma pratique de coaching partageait déjà beaucoup de points communs avec certaines de ces approches, notamment les TCC et l’ACT. La seconde : que pour me former plus sérieusement, il fallait être psychologue.

Alors j’ai pris une décision. Reprendre des études.

Il m’a fallu deux ans pour rendre ce projet possible — financièrement, logistiquement, mentalement. En 2022, j’ai commencé une licence de psychologie à distance. En parallèle, j’ai poursuivi des formations accessibles, utiles à ma pratique : la CNV*, pour approfondir l’écoute active et la prise en compte des émotions, et l’IFS*, une approche systémique précieuse dans l’accompagnement des troubles du comportement alimentaire.

Mes formations

2022-2025 Licence de psychologie à l’université de Rennes 2 (L3 en cours)

2023 Cycle I Thérapeute Internal Family System (6 mois)

2022 Modules 1, 2 et 3 de communication non violente (CNV) par Michelle Guez, formatrice CNV certifiée (6 jours)

2021-2022 Formation certifiante RNCP et ICF de Master Coach à L’Institut International de Coaching (ICI)(9 mois)

2019 Formation non certifiante de Coach de vie parcours Overeating à The Life Coach School (TLCS) par Brooke Castillo, USA (6 mois)


2011-2014 Doctorat en Astrophysique, CEA, Saclay, Paris 7. Thèse soutenue le 24/09/2014 avec félicitations du jury. (Formation initiale post bac)

*Voir lexique pour une définition des acronymes

Mon parcours personnel

Je suis née en Haute-Savoie, dans une famille monoparentale. Ma mère m’a élevée seule au sein d’un groupe à dérive sectaire : les Témoins de Jéhovah. De mes 6 à 10 ans, j’ai subi des violences sexuelles, physiques et psychologiques. À 10 ans, j’étais en obésité et souffrais d’arthrite juvénile idiopathique, une maladie entraînant des rhumatismes. Dans mon cas, ce sont les genoux, les chevilles, les hanches et les poignets qui étaient touchés. Avec mon surpoids, mes béquilles et mes bandages, j’ai subi, comme beaucoup d’enfants malheureusement, du harcèlement à l’école.

« J’ai fait mon premier régime à l’age de 10 ans »

En 6e, je suis allée 1 an dans un centre pour perdre du poids « Le nid soleil ». J’y ai trouvé une équipe bienveillante et aimante. Mais j’y ai aussi appris la restriction alimentaire, la peur du sucre, du gras et la grossophobie internalisée.

Mon histoire, entre violences à la maison, allers-retours chez les kinésithérapeutes et séjour en centre pour perdre du poids, m’a conduite à des difficultés scolaires, allant jusqu’à redoubler au lycée.

À l’adolescence puis à l’âge adulte, j’ai consulté plusieurs psychologues. Ce travail m’a été précieux car il m’a permis de me reconstruire. Mais malgré ces accompagnements, ma relation à la nourriture restait compliquée, j’etais obèse. Rien ne bougeait de ce côté-là.

« Ce sont les cordonniers les plus mal chaussés.« 

« On ne pense pas à devenir cordonnier, si on n’a jamais eu de trou dans sa chaussure. »

En 2014, j’étais en thèse en astrophysique. Sur le papier, tout allait bien. Mais dans les faits, je vivais dans un corps en obésité, avec des compulsions alimentaires que je ne savais pas nommer. Je mangeais seule, en cachette des paquets entiers de pains au chocolat premier prix, dans ma voiture sur le parking du supermarché, avant de rentrer du labo.

Un jour, pendant ma thèse, j’ai eu un déclic. Une collègue — mince — regarde le buffet d’un colloque et dit :

« C’est dommage qu’ils n’aient pas prévenu qu’il y aurait des macarons, je n’ai plus faim. »

Et là, je j’ai bloqué : depuis quand faut-il avoir faim pour manger un macaron ? J’ai compris ce jour-là que les personnes minces mangent tout ce qu’elles veulent, mais elles ne veulent pas toujours !

En 2016, après des années à essayer toutes les méthodes pour « maigrir », j’ai rencontré une coach de vie. Ce n’était ni une nutritionniste, ni une psy, mais c’est elle qui m’a aidée à faire le lien que personne d’autre n’avait nommé : mes émotions, mes croyances, et leur impact sur mon rapport à la nourriture. Cette rencontre a profondément transformé ma vie. Elle m’a permis de sortir, peu à peu, de la grossophobie internalisée, de la honte, de la spirale des régimes. Et surtout, elle m’a donné envie d’en faire, à mon tour, un métier.

Ce chemin, je l’ai documenté. J’ai commencé à parler de mon parcours sur YouTube dès 2012. En 2017, j’ai lancé le podcast Se sentir bien, où je partage mes réflexions, mes outils, mes explorations. Et en 2023, j’ai publié mon premier livre aux éditions Eyrolles : Maigrir à tout prix ? J’avais tout essayé… sauf de m’aimer. J’y raconte ce parcours, bien sûr, mais surtout, j’y transmets les outils issus du coaching et de l’IFS, ceux que j’ai appris, intégrés, et adaptés pour accompagner les personnes en lutte avec leur alimentation et leur image d’elles-mêmes.


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