Coach de vie et étudiante en psychologie

Je m’appelle Esther Taillifet, j’ai 39 ans. Je suis coach de vie, formée à l’IFS* et étudiante en psychologie. Je me suis installée en 2018, avec l’envie d’aider des personnes en situation de surpoids ou d’obésité à suivre le régime donné par leur diététicien.
Au départ, je me suis formée au coaching de vie spécialisé dans la relation émotionnelle à la nourriture. Mon objectif était simple : accompagner celles et ceux qui voulaient “garder le cap” dans leur démarche de perte de poids. Très vite, j’ai compris que ce que je voyais en séance dépassait de loin les simples problématiques de motivation ou de volonté.
Derrière les compulsions alimentaires ou les envies incontrôlables de manger, j’ai rencontré des histoires lourdes, de la grossophobie inernalisée et de l’anxiété. J’ai découvert que beaucoup de mes client.e.s souffraient en réalité de troubles du comportement alimentaire, en particulier de boulimie hyperphagique. Leur surpoids n’était que la partie immergée de l’iceberg. L’obésité n’est pas un “problème de volonté” : elle s’enracine dans une multiplicité de facteurs génétiques, psychiques, sociaux, biologiques, culturels, et parfois traumatiques.
Dès mes premières années de pratique, j’ai souvent orienté mes clientes vers des psychologues ou des psychiatres. J’ai commencé à rejoindre des groupes de supervision et de la supervision individuelle dans ma pratique de coach. Dans ce processus, j’ai dû moi-même déconstruire toute la grossophobie et la méconnaissance du sujet du surpoids que j’avais. Mais en 2020, j’ai commencé à ressentir une vraie frustration. J’ai compris que si je souhaitais accompagner des personnes sur des sujets profonds, comme ceux qui m’intéressaient, cela relèverai de la psychothérapie et non du coaching. J’ai cherché des thérapies adaptées à ces profils. J’ai découvert les TCC* et en particulier la thérapie ACT*, axées sur les émotions et le comportement ainsi que l’IFS*, l’ICV* et l’EMDR* pour le traitement des traumatismes.
Et là, j’ai réalisé deux choses. La première : que ma pratique de coaching partageait beaucoup de points communs avec certaines de ces approches, notamment les TCC et l’ACT. La seconde : que pour me former plus sérieusement, il fallait faire une formation de psychologue.
Alors j’ai pris une décision. Reprendre des études universitaires pour devenir psychologue clinicienne.
Il m’a fallu deux ans pour rendre ce projet possible financièrement, logistiquement, mentalement. En 2022, j’ai commencé une licence de psychologie à distance. En parallèle, j’ai poursuivi des formations accessibles, utiles à ma pratique : la CNV*, pour approfondir l’écoute active et la prise en compte des émotions, et l’IFS*, une approche systémique précieuse dans l’accompagnement des troubles du comportement alimentaire.
Mes formations
2026 DIU Troubles du spectre de l’autisme de l’adulte : aspects médicaux et scientifiques à l’université Paris Cité, l’université François Rabelais de Tours et l’université de Lyon. Responsables pédagogiques: Pr Marie-Odile Krebs, Dr G Martinez et Dr I Amado (122h en présentiel et distanciel et 35h de stage) (en cours – soutenance en septembre 2026)
2026 DU Trouble du déficit de l’attention / hyperactivité (TDAH) à l’université Paris Cité. Responsable pédagogique: Pr Yann Le Strat (72h en distanciel) (en cours)
2026 DU Thérapies cognitivo-comportementales et motivationnelles des addictions à l’université Paris Cité, Responsables pédagogiques: Pr Caroline Dubertret & Pr Yann Le Strat (100h en présentiel + 30h de stage)
2026 Cycle II Thérapie Internal Family System (5 jours)
2025 FQ Méditation pleine conscience et auto-compassion à l’université Paris Cité, délivrée par Anne Héron Docteure en Neurosciences, enseignante-chercheuse (37h)
2022-2025 Licence de psychologie à l’université de Rennes 2 (Obtenue avec mention Bien) (3 ans) (lire mon mémoire de TER L3)
2023 Cycle I Thérapie Internal Family System (6 mois)
2022 Modules 1, 2 et 3 de communication non violente (CNV) par Michelle Guez, formatrice CNV certifiée (6 jours)
2021-2022 Formation certifiante RNCP et ICF de Master Coach à L’Institut International de Coaching (ICI)(9 mois)
2019 Formation non certifiante de Coach de vie parcours Overeating à The Life Coach School (TLCS) par Brooke Castillo, USA (6 mois)
2011-2014 Doctorat en Astrophysique, CEA, Saclay, Paris 7. Thèse soutenue le 24/09/2014 avec félicitations du jury. (Formation initiale post bac)
*Voir lexique pour une définition des acronymes
Mon parcours personnel
Je suis née en Haute-Savoie, dans une famille monoparentale. Ma mère m’a élevée seule au sein d’un groupe à dérive sectaire : les Témoins de Jéhovah. De mes 6 à 10 ans, j’ai subi des violences sexuelles, physiques et psychologiques. À 10 ans, j’étais en obésité et souffrais d’arthrite juvénile idiopathique, une maladie entraînant des rhumatismes. Dans mon cas, ce sont les genoux, les chevilles, les hanches et les poignets qui étaient touchés. Avec mon surpoids, mes béquilles et mes bandages, j’ai subi, comme beaucoup d’enfants malheureusement, du harcèlement à l’école.
« J’ai fait mon premier régime à l’age de 10 ans »
En 6e, je suis allée 1 an dans un centre pour perdre du poids « Le nid soleil ». J’y ai trouvé une équipe bienveillante et aimante. Mais j’y ai aussi appris la restriction alimentaire, la peur du sucre, du gras et la grossophobie internalisée.
Mon histoire, entre violences à la maison, allers-retours chez les kinésithérapeutes et séjour en centre pour perdre du poids, m’a conduite à des difficultés scolaires, allant jusqu’à redoubler au lycée.
À l’adolescence puis à l’âge adulte, j’ai consulté plusieurs psychologues. Ce travail m’a été précieux car il m’a permis de me reconstruire. Mais malgré ces accompagnements, ma relation à la nourriture restait compliquée, j’etais obèse. Rien ne bougeait de ce côté-là.

« Ce sont les cordonniers les plus mal chaussés.«
« On ne pense pas à devenir cordonnier, si on n’a jamais eu de trou dans sa chaussure. »

En 2014, j’étais en thèse en astrophysique. Sur le papier, tout allait bien. Mais dans les faits, je vivais dans un corps en obésité, avec des compulsions alimentaires que je ne savais pas nommer. Je mangeais seule, en cachette des paquets entiers de pains au chocolat premier prix, dans ma voiture sur le parking du supermarché, avant de rentrer du labo.
Un jour, pendant ma thèse, j’ai eu un déclic. Une collègue mince regarde le buffet d’un colloque et dit :
« C’est dommage qu’ils n’aient pas prévenu qu’il y aurait des macarons, je n’ai plus faim. »
Et là, je j’ai bloqué : depuis quand faut-il avoir faim pour manger un macaron ? J’ai compris ce jour-là que les personnes minces mangent tout ce qu’elles veulent, mais elles ne veulent pas toujours !
En 2016, après des années à essayer toutes les méthodes pour « maigrir », j’ai rencontré une coach de vie. Ce n’était ni une nutritionniste, ni une psy, mais c’est elle qui m’a aidée à faire le lien que personne d’autre n’avait nommé : mes émotions, mes croyances, et leur impact sur mon rapport à la nourriture. Cette rencontre a profondément transformé ma vie. Elle m’a permis de sortir, peu à peu, de la grossophobie internalisée, de la honte, de la spirale des régimes. Et surtout, elle m’a donné envie d’en faire, à mon tour, un métier.
Ce chemin, je l’ai documenté. J’ai commencé à parler de mon parcours sur YouTube dès 2012. En 2017, j’ai lancé le podcast Se sentir bien, où je partage mes réflexions, mes outils, mes explorations. Et en 2023, j’ai publié mon premier livre aux éditions Eyrolles : Maigrir à tout prix ? J’avais tout essayé… sauf de m’aimer. J’y raconte ce parcours, bien sûr, mais surtout, j’y transmets les outils issus du coaching et de l’IFS, ceux que j’ai appris, intégrés, et adaptés pour accompagner les personnes en lutte avec leur alimentation et leur image d’elles-mêmes.
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Les rendez-vous se font en ligne via mon calendrier.
